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Je souhaiterais vous faire partager un peu de ma conception de mon savoir-vivre et de mes réflexions sur le monde qui défile autour de moi, de vous, de nous. Prenez quelques minutes pour lire, participer, apprendre, se distraire, bref rendez votre "esprit indisponible" à l'éphémère et au superflu.Ce blog n'est pas un remplissage narcissique de textes, de mots mais un journal qui se veut pratique au quotidien, distrayant, culturel, personnel, bref un endroit où on pourrait trouver de tout.
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Les automobilistes vantent l’efficacité de la vitesse. En effet, il n’en est rien. En plus du progrès de la voiture, les gens décident de vivre de plus en plus loin ce qui aboutit à une durée de
déplacement équivalente au fait d’habiter près de son lieu de travail et des commerces. Pire, l’automobile consomme de l’espace, crée des bouchons monstres, pollue encore plus, l’urbanisation à
outrance se développe et détruit nos paysages. Nos ancêtres respectaient mieux nos ville, il suffit de voir les centres historiques des villes.
A Paris, en 2004, la vitesse moyenne de l’automobile est restée stable autour de 16,6 km/h2.
Au sein des agglomérations françaises, la vitesse moyenne des voitures oscille entre 15 et 20 km/h, soit à peu près la vitesse moyenne d’un vélo !
L’automobile est donc complètement inefficace. Mais c’est pire en fait.
Car la vitesse automobile peut et doit être calculée tout autrement, en prenant en compte l’ensemble du temps humain nécessaire pour faire rouler une voiture, et en particulier le temps de
travail nécessaire pour payer son automobile, les frais, les taxes, l’essence, l’assurance, etc.
Ivan Illich a ainsi défini le concept de vitesse généralisée, compris ici comme le rapport de la distance parcourue au temps que l’on met à la parcourir. Cette définition n’a rien de
révolutionnaire, sauf que dans le « temps que l’on met à la parcourir » il y a le temps
effectif du déplacement et le temps que l’on passe à se donner les moyens du déplacement.
Il est ainsi possible de montrer qu’à 50 km/h de moyenne au compteur, la vitesse réelle d’une automobile est en fait identique à la vitesse instantanée d’un vélo (environ 16 km/h). Plus étonnant,
même en roulant à une vitesse infinie, un automobiliste ne se déplacerait
réellement jamais à plus de 25 km/h de vitesse réelle (incorporant l’ensemble du temps nécessaire à l’acquisition et l’entretien de l’automobile).
C’est ainsi qu’en France, la vitesse d’une automobile, toute catégorie professionnelle confondue est de l’ordre de 10 km/h.
Mais c’est pire. Car on ne prend pas en compte la gestion de la pollution atmosphérique, des marées noires, des coûts des infrastructures routières.
Pour conclure, citons l’Encyclopédie des nuisances : « comme dans toutes les religions, ce qui compte c'est le rite et non le résultat, sinon celle-ci se serait déjà effondrée devant cette simple
constatation: la vitesse de déplacement moyenne du citadin motorisé est de l'ordre du double de celle d'un piéton et inférieure de moitié à celle d’un vélo, mais si l'on ajoute à ce temps de
déplacement, le temps socialement nécessaire à produire ce qui le permet, on arrive à une vitesse globale moyenne de déplacement nettement inférieure à celle de l'homme du paléolithique. Un tel
résultat objectivement dérisoire devrait légitimement troubler l'usager et le planificateur si une quelconque objectivité constituait un critère de jugement dans cette société. On sait qu'il n'en
est rien. Et ce qui pourrait prêter seulement à sourire devient moins drôle quand on constate que pour en arriver là, il a fallu bouleverser de fond en comble le territoire urbain et rural. »